Jean-Louis Guilhamat, Editions Les Ruisselets

dimanche 6 juin 2010

Le mot de Jean-Louis (version scientifique!)

D’OUEST EN EST

La Terre tourne sur elle-même D’OUEST EN EST sur un axe nord-sud (on peut dire aussi sud-nord) en 24 heures.

J’ai pu remarquer que cette notion de rotation de notre planète tournant sur elle-même d’ouest en est pose des problèmes métaphysiques. Dites autour de vous : « La terre tourne d’ouest en est », on l’admettra volontiers comme étant un axiome, peut-être même vous répondra-t-on l’avoir appris à l’école primaire en haussant les épaules.

Mais posez la question différemment : « Est-ce que la terre tourne sur elle-même d’est en ouest, ou d’ouest en est ? » Voilà que tout à coup on est dérouté, on calcule, on doute, pour souvent répondre au hasard ou se tromper après avoir cogité longtemps.

Ayant vécu le dilemme que pose cette dernière question j’ai trouvé une explication simple qui m’a semblé convenir :

On sait que le Soleil se lève à l’est. C’est une belle image, mais le Soleil ne se « lève » jamais. C’est la Terre qui, basculant vers l’est, ET DONC D’OUEST EN EST, fait apparaître le soleil le matin et s’en cache le soir

Une remarque : si vous êtes tenté de poser la question : « POURQUOI La Terre tourne d’ouest en est ? » abstenez-vous, personne ne le sait.

Votre serviteur

JLG

dimanche 31 janvier 2010

Le livre mène à tout...

Bonjour,

J’ai un petit faible pour le roman policier intitulé : « L’HOMME QUI MARCHAIT AU FOND DU LAC ». Je trouve le titre original, le scénario attractif, le style efficace. Et puis...

Je suis une dévoreuse de livres principalement par goût, également parce que je suis professeur de lettres. Je lis tout : classiques, romans, romans policiers, autobiographies, romans autobiographiques... et même la poésie.

Janvier 2000 : une collègue m’appelle, me dit qu’elle a un ami, un certain Jean-Louis Guilhamat, qui cherche à renouveler son comité de lecture, faire corriger un manuscrit avant de le publier. Elle sait que je lis beaucoup, qu’avant d’enseigner j’ai travaillé chez un éditeur parisien comme lectrice correctrice, elle a pensé à moi.

Je savais qu’il existait un Jean-Louis GUILHAMAT, j’avais déjà lu sa prose, j’avais eu sa fille en classe. Curieuse, j’appelle ce monsieur, il me fixe un rendez-vous chez lui. J’y viens en petit tailleur et escarpins, craignant d’avoir affaire à un vulgaire dragueur. Nous commençons par nous donner du « monsieur-madame », nous nous vouvoyons bien sûr, ce monsieur m’explique poliment ce qu’il attend de moi, me confie son manuscrit. Nous discutons, il était si peu dragueur que c’en était vexant. Nous prenons le café, rions de propos futiles, peu à peu nous nous appelons par nos prénoms. Contrairement à moi, Jean-Louis a le tutoiement facile. Nous nous quittons bons amis.

Lu et jugé « L’HOMME QUI MARCHAIT AU FONT DU LAC », je l’appelle pour lui en parler. Plus tard il me rappelle pour que je lui en parle encore, il me rend visite. J’habite un chalet dans un village d’altitude, il le trouve beau, évite le sempiternel cliché : « C’est gentil chez toi » qui m’aurait déçu, le courant passe. Les affinités sont ce qu’elles sont... ou ce qu’elle ne sont pas. Nous nous revoyons régulièrement.

La suite ? Est-il besoin de la raconter ? Aujourd’hui dix ans de vie commune. Jean-Louis cherchait une correctrice, il a trouvé une compagne et une correctrice, mon attachement pour « L’HOMME QUI MARCHAIT AU FOND DU LAC » a gardé tout son lustre.

Amitiés